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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 10:29

 

  MAI 2015

 

POUR L ACCESSIBILITE :

 

 

        Avec le Service Technique de la Mairie de Soissons nous avons fait la tournée des arrêts des bus urbains pour envisager les aménagements nous permettant de trouver ces arrêts et surtout d’assurer aux gens en fauteuil l’espace nécessaire aux manoeuvres pour monter et descendre du bus.

        L’aménagement est plus difficile quand il faut prévoir un abri de bus, car il ne faut pas le laisser au milieu du trottoir pour ne pas gêner les piétons, ni le poser trop près du mur car les publicitaires veulent que l’on voit bien leurs panneaux.

        Notre exercice était différent à Beauvais où les aménagements sont réalisés depuis longtemps. Nous étions invités place Clémenceau, derrière la Mairie, là  où convergent toutes les lignes de bus, pour faire le point sur leur accessibilité.

        Dans la pratique les choses fonctionnent assez bien, mais nous avons fait remarquer que le grand panneau d’information n’est pas doublé d’une borne sonore, nous avons insisté sur le fait que souvent les chauffeurs ne respectent pas de manière précise l’emplacement des arrêts, ce qui nous gêne mais gêne  surtout les gens en fauteuil. De  plus ils « oublient » souvent à l’intérieur d’activer les annonces sonores des stations.

        Nouvelles expérimentations de l’accueil et de l’accompagnement des voyageurs non-voyants sur les lignes de la SNCF de Picardie.

Notre  « Voyageuse d’essais » Michèle et son chien-guide Eclipse ont circulé sur les parcours Laon-Tergnier et Guignicourt-Tergnier, avec un retour prévu en taxi à Laon, puisqu’il n’y a pas de gare mais seulement une simple halte à Guignicourt.

        Anita, elle aussi « voyageuse d’essais » a contrôlé le parcours Chaulne-Amiens.

        Sur ces trajets les prises en charge par les agents de la SNCF ont été excellentes.

NOS RENDEZ-VOUS:

 

 

        A Aulnoy-sous-Laon nous étions avec notre stand d’Information dans la « Journée artisanale ». Nous y avons distribué de la documentation bien-sûr et vendu quelques uns de nos amusants hérissons de papier.

        Nous étions aussi derrière notre stand dans le Forum d’Associations d’handicapés, organisé par notre amie Mariam des « Albinos du Burkina Faso ».

        Elle avait fait un important travail de préparation et de communication sur le thème de « la Différence », pourtant comme on pouvait s’y attendre le public n’est pas venu. Les gens sont depuis longtemps saturés  par ces manifestations  d’handicapés, n’y viennent plus que ceux qui sont personnellement concernés. Seuls les Officiels de Compiègne y ont fait une visite courtoise et rapide.

 

        Voici une autre formule:

Sur la brèche pendant 2 journées dans le Centre hospitalier de Beauvais, pour participer au bilan annuel de la « Maison des Usagers », là où nous recevons les patients handicapés et leurs familles afin de les documenter sur nos activités de soutien et d’accompagnement après leur sortie de l’hôpital.

        Ensuite nous avons travaillé à la sensibilisation des personnels soignants, en circulant dans les Services pour  leur parler  des spécificités de l’accueil et de la communication avec les déficients-visuels.

        Nous avons animé des parcours avec la canne blanche et les yeux bandés, nous leur avons fait prendre leur repas dans le noir et nous avons organisé une petite exposition de matériels adaptés grossissant ou parlant et pour illustrer la place que prend le braille dans nos bibliothèques, nous avons  mis côte à côte le mince livre de poche « Le vieil homme et la mer » d’Hemingway et ses 2 gros volumes en braille épais comme des annuaires.

 

       

 

Repas dans le noir

Repas dans le noir

Nous n’avons pas manqué comme chaque mois nos rendez-vous pour nos permanences de la MDPH de Laon et de la Mairie d’Hirson.

 

        Invités par 2 Etudiants de l’UTC qui soutiennent en activité péri-scolaire, un groupe d’élèves de CM 1, nous avons rencontré ces enfants de l’Ecole Charles Faroux A, en présence de la Directrice de l’Etablissement.

        Nous étions venus pour les initier en les amusant à l’écriture braille avec des tablettes et des poinçons. D’habitude cela plaît  beaucoup aux enfants et même aux grands et ils essayent avec notre aide d’écrire et d’emporter leur prénom en braille. Cette fois-ci ils n’écoutaient pas, ils discutaient entre eux et ne s’intéressaient pas à ce que nous leur disions.

        Ni les Etudiants ni la Directrice ne sont intervenus!

        Passe encore pour les Etudiants mais, l’enseignante professionnelle, elle, peut-elle encore croire à une pédagogie sans autorité?

 

 

        Tout autre chose , les élèves de la classe ULIS du Collège Ferdinand Bac, 13 jeunes avec queques difficultés de compréhension, de mémorisation et d’expression..

        Leur professeur Sylvette Couradeau et Amandine son assistante, s’ajustent à leur rythme et progressivement les entraînent par des jeux de l’imagination, de la   créativité, de la poésie, de la gourmandise vers des tâches pratiques et des réalisations matérielles qui font compter, réfléchir, écrire,mesurer couper, peser…

        Certaines de leurs réalisations matérielles illustrent les contes fantastiques qu’ils imaginent avec l’aide du Conteur Alain Poiret.

        Nous, le Fil d’Ariane, nous étions le public venu assister à leur manifestation de fin d’année et dans l’histoire merveilleuse qu’ils nous ont présentée, un sortilège transformait leurs visages en fruits!

        C’est donc dissimulés derrière un masque de pomme, de fraise, d’orange, de noix de coco… (masques qu’ils ont réalisés eux-mêmes) qu’ils nous ont raconté leurs aventures en Italie, en Chine, au Brésil et ailleurs…

        Pendant leurs récits on entendait leurs hésitations, leurs fous-rires, leurs débits rapides, leurs silences. Le Conteur soutenait leurs voix, leur mémoire et leur insufflait la confiance, la chaleur, l’humour et il encadrait le récit avec la musique pimpante et joyeuse de son orgue de barbarie.

        A la fin du conte, quand le charme magique a été rompu, les enfants ont retrouvé leurs vrais visages en retirant leurs masques  et ils nous ont servi avec une certaine gravité, les gâteaux originaux et délicieux qu’ils avaient réalisés avec les fruits de leur histoire.

 

 

 

 

 

 

 

Les élèves de la classe Ulis

Les élèves de la classe Ulis

Nos Rencontres :

 

        Nous avons fait la connaissance d’Antony un jeune homme de 23 ans, déficient mental, à l’ime de Belleu.

        Il est devenu mal-voyant et a besoin d’être guidé et rassuré. Nous demanderons à Joël qui connaît bien ces situations, de le former pour la circulation avec la canne blanche et nous donnerons à ce jeune homme et à ses éducateurs des informations utiles et surtout des conseils pratiques pour la vie quotidienne.

 

        Nous avons reçu à Nogent une maman de 4 enfants. Elle est originaire du Bénin et son mari d’Angola. Les 2eme et 3eme de leurs enfants sont 2 garçons autistes et l’un d’eux est albinos.

        Quand on connaît le sort qui est réservé à ces petits mal-voyants en Afrique, on comprend qu’il est bien plus en sécurité ici. Ce que nous ne savons pas, c’est dans quelle mesure nous serons capables de l’aider.

 

        Une assistante sociale de Beauvais nous a présenté un homme de 45 ans, maître-chien dans la Sécurité.

        Il avait déjà perdu un oeil dans une agression, maintenant un glaucome et une rétinite voilent le 2eme oeil.

        C’est un homme énergique mais aussi un aveugle débutant qui comme beaucoup, refuse la canne blanche. Son expérience de maître-chien l’incite à compter surtout sur un chien-guide, seulement il faut d’abord maîtriser la canne blanche pour en obtenir un.

 

 

Nos loisirs :

 

        Récréations littéraires pendant nos permanences au Centre Henri Matisse de Saint-Quentin.

        Tant que nous ne pouvons pas retourner dans nos bureaux et notre studio d’enregistrement restaurés, avenue Gambetta, nos lectrices sont en chômage technique, alors elles nous lisent à haute voix des textes qu’elles ont choisis. Elles sont 2, quelques fois 3, c’est très vivant.

 

        Deux spectacles assez particuliers nous ont fait rire: à Creil « Le Journal de ma nouvelle oreille », récit autobiographique et humoristique d’une jeune femme qui à l’âge de 14 ans devient pratiquement sourde et elle le cache, ce qui complique considérablement son existence. A l’âge adulte, la médecine et des prothèses auditives la réintègrent dans la vie normale.

 

        A quelques pas de là, à Montataire, nous avons « vu « le Miro », là aussi récit autobiographique et drôle d’un mal-voyant  qui tourne en dérision son handicap dans ses relations avec sa canne blanche, avec son chien-guide et avec ses accompagnateurs.

 

        Commencement du début d’une activité « Tandem » à Nogent.

        A l’initiative de José-Marie, un employé d’»Orange » avec le tandem financé par cette célèbre Compagnie de téléphonie et Leila Benour, (mais oui celle des cours de danse) avec un pilote venus de Paris par le train avec 2 tandems ont pédalé pour une première sortie avec José-Marie et Aurélie. Cette balade d’une vingtaine de kilomètres leur a donné l’envie de recommencer et de développer ce plaisir.

 

        Voici une autre promenade, celle-ci à pied, dans les bois de Feigneux, près de Crépy en Valois. C’est une balade de découvertes, on se penche sur les  petites plantes sauvages du Printemps. Leurs noms botaniques parlent aux savants des feuilles, des tiges, des fleurs, mais nous, on retient mieux leurs noms imagés. Toutes ces petites plantes très différentes dans leurs beautés modestes ont des odeurs et même des goûts particuliers car pour certaines on peut en manger les feuilles ou les racines ou les fleurs.

        Celui qui nous explique tout ça, c’est Alain Poiret raconteur d’histtoires-herboriste-poète-écolo-musicien.

        Si il est là et si nous sommes là, c’est parce que nous sommes avec nos jeunes amis de la Classe ULIS. Tous ensemble nous écoutons les légendes et les vertus depuis si longtemps oubliées de ces plantes qui parfument, qui nourrissent, qui guérissent. Il nous raconte aussi les ballets des insectes polinisateurs et les stratagèmes des fleurs qui se déguisent.

        Puis on passe aux travaux pratiques, on fait siffler des feuilles, on fait des flûtes avec des herbes creuses et des sifflets avec des branches de noisetiers. Au pi-nique on goûte des breuvages étranges et des fromages aromatisés aux herbes sauvages.

        Et puis nous avons fait une autre découverte, nous pensions que notre groupe du Fil d’Ariane rencontrait ces enfants particuliers pour accompagner et encourager leurs efforts dans leur difficile cheminement scolaire, mais nous avons pris conscience que nous renversions les rôles. Nous l’avons compris à leur façon attentive de nous guider, de nous protéger des obstacles, de nous décrire les plantes, les paysages, nous avons bien vu que par le soin qu’ils prennent de nous, ils nous montrent bien que ce sont nous les handicapés, et c’est bien plus beau comme ça.

 

   

Sortie à Feigneux
Sortie à Feigneux

Sortie à Feigneux

Et puis, selon les antennes, nous avons pu prendre un cours de cuisine, aller à la piscine, parler dans un groupe de paroles, faire de la gym douce, voir le film « Un coeur en hiver », marcher en forêt, bricoler, sculpter, voyager dans son corps en sophrologie et danser le Rock et la Salsa…

 

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Published by le-fil-dariane
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